La balade débute sur la Place Charles Halberg (ex Place de La Poste) où se situe l’aire de camping-car.
Vous vous trouverez à quelques mètres de l’ancienne gare de tramway de la commune. Le tramway reliait Châteauneuf à la gare ferroviaire de St Sauveur en traversant la forêt et le hameau de Bigeonnette.
Prenez la petite rue Du Lorens (Poète satirique du XVIIème siècle) à côté de la poste, tournez à gauche. Vous vous trouverez derrière l’EHPAD la forêt qui a été construit à l’emplacement de l’hôpital rural.
Prenez la 1ère rue à droite. Vous arrivez sur la rue de la Lune dans ce qui fut la basse-cour de notre château. Dans une propriété située au bout de la rue se trouve la Motte Castrale de l’ancien château. Vers 1050, Gaston, seigneur de Thimert, avait pris position pour Guillaume le Conquérant dans sa lutte contre le roi de France Henri 1er. Celui-ci se vengea en détruisant son château. Gaston décida la construction d’un « Castel Neuf » dans une clairière à peu de distance. Il fit élever la Butte afin d’y édifier un tour de guet. La terre fut amenée à « dos d’hommes et à dos d’ânes ». Le sommet de la butte mesurait 25 m de largeur.
Notre église paroissiale a été bâtie sur l’emplacement de l’ancienne chapelle du château. Elle fut construite en 1621 en partie avec des éléments du château après la destruction de celui-ci. Elle porte le nom de Notre Dame du Pasme et elle fut le lieu de nombreux pèlerinages en l’honneur de notre Dame de Lorette. Un seigneur de Châteauneuf aussi seigneur de Mantoue en Italie était à l’origine de ce culte.
Entrez pour admirer notamment la chaire héritée de l’ancienne abbaye de St Vincent, les vitraux et le chemin de croix, œuvres du maitre verrier Loire et notre orgue monumental « factice »!
A l’angle de la rue de l’Église et de la rue du Pont de la Vierge se trouve le presbytère construit au XVIIIème siècle. L’entrée est surmontée d’une Piéta ainsi que l’entrée de l’église elle-même.
Au numéro 1 de la rue de la Lune fut ouverte la première école de garçons de la commune. Elle pouvait accueillir 32 enfants. Elle fonctionna jusqu’en 1888. Les filles fréquentaient l’institution catholique rue Blanche (actuelle Jean Moulin).
Au bout de la rue de l’Église, vous arrivez dans la rue Hubert Latham.
Au numéro 12 de cette rue se trouvait le premier hôpital de Châteauneuf crée en 1704 par arrêté du roi Louis XIV par suite de la fermeture de la léproserie de Thimert. La maison fut offerte par M.Boileau, curé de Blévy. Il resta en service jusqu’en 1878 année de mise en service du nouvel hôpital. Il n’existait que 6 lits dans 2 salles de 3 lits, une pour les hommes, une pour les femmes et en annexe une classe pour jeunes filles pauvres, cette classe a été fermée en 1853.
Continuez à gauche sur la rue Hubert Latham, vous arrivez Porte de Verneuil, une des 6 portes qui fermaient la ville.
Prenez la rue Lemoult à votre droite. Vous arrivez rue Émile Vivier (maire de 1945 à 1983). A votre gauche, se dresse l’ancien hôtel de l’Écritoire. Il a été construit au lendemain de la Révolution sur l’emplacement de l’ancien cimetière.
Prenez la rue Maurice Violette sur votre droite et remontez vers l’Hôtel de Ville. Au numéro 28, vous pouvez admirer une ancienne maison à pans de bois. Et juste devant vous notre Mairie. Notre Hôtel de Ville occupe le même emplacement depuis le Moyen Age. Il a été endommagé par les bombardements de 1940 et n’a pas été reconstruit tout à fait à l’identique. Onze vitraux offerts par différents corps de métiers ornaient les fenêtres. Il n’en reste que 3 exposés dans la salle du conseil.
Prenez la rue Jean Moulin et descendez vers la Place St Clair.
Une 6ème porte nommée porte de la Prison existait dans la rue Blanche (actuelle rue Jean Moulin) en face de l’actuelle institution Notre Dame. Elle fermait le centre-ville et se trouvait certainement prés d’un bâtiment servant de prison. La rue Blanche était déjà une rue commerçante ainsi que la rue de Dreux.
Retournez vers la Place St Clair, et prenez le boulevard Beaumarchais puis à votre droite la rue du Lorens, emplacement d’une partie des fossés qui entouraient la ville.
Vous pouvez encore voir prés du cabinet médical, les restes du mur qui supportaient le pont.
Les derniers fossés (actuellement rue de la petite friche) furent comblés dans les années 60.
Vous pouvez terminer la ballade en retournant sur vos pas pour faire une pause, bien méritée, au Jardin Marie-France et Albert Ebner ou prés de notre mare, au bout de la ruelle des Bûcherons, à droite de ce même jardin.
Nous espérons que vous avez passé un agréable moment dans notre petite ville.